Technique · Flocage & flex

Flocage textile à Grenoble

Le flocage, c'est un motif découpé dans un film et pressé à chaud sur le textile — velours en relief pour le flock, mat et lisse pour le flex. C'est la technique des noms, des numéros et des tenues de travail : chaque pièce peut être différente de la suivante. Atelier à Veurey-Voroize, près de Grenoble.

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Le procédé

Découpé, pressé, porté.

Cinq étapes, et aucun écran à préparer. C'est ce qui distingue le flocage de la sérigraphie et qui explique ses deux forces : il est rentable en petite quantité, et il permet de personnaliser pièce par pièce.

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    La découpe

    Le motif est découpé dans un film thermocollant en rouleau — flock pour le rendu velours, flex pour le rendu lisse.

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    L'échenillage

    On retire à la main toutes les zones de film inutiles autour et à l'intérieur du motif. C'est l'étape la plus longue, et elle est manuelle : plus le dessin est fin et découpé, plus elle prend de temps.

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    Le positionnement

    Le film est posé et aligné sur le textile, pièce par pièce. Sur un lot de maillots numérotés, chaque pièce est calée individuellement.

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    La presse

    Quelques secondes sous une presse chauffante : la colle du film fond et se lie au tissu.

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    Le retrait du support

    On décolle le film porteur transparent. Le motif reste sur le vêtement, en relief pour le flock, à plat pour le flex.

Aucun écran, donc une pièce à la fois.

La sérigraphie récompense les séries identiques ; le flocage fait exactement l'inverse. Il n'y a pas d'écran à préparer, donc rien à amortir : dix pièces ne sont pas pénalisées. Et comme chaque motif est découpé séparément, un nom différent sur chaque maillot ne coûte pas plus cher en préparation qu'un motif identique.

C'est pour ça que le flocage est le marquage des vestiaires et des tenues de service : quinze prénoms sur quinze blouses, des numéros du 1 au 20, une fonction sur chaque polo. Aucune autre technique ne fait ça à ce prix-là.

Sa limite vient du même endroit. Chaque couleur est une couche de film supplémentaire à découper, caler et presser l'une sur l'autre. Un logo à deux couleurs reste raisonnable ; un visuel multicolore devient un empilement coûteux et épais — là, c'est l'impression quadri qu'il faut.

Bien choisir

Le bon choix, et le mauvais.

On préfère vous orienter vers la bonne technique que vous vendre la nôtre. Voilà franchement où le flocage gagne, et où il perd.

Là où elle gagne
  • Noms et numéros

    Une pièce, un prénom, un numéro. C'est le terrain où le flocage n'a pas de concurrent : la personnalisation individuelle ne renchérit pas la préparation.

  • Vêtements de travail

    Blouses, polos de service, vestes d'atelier, tenues d'équipe. Un logo net, une fonction, un prénom — et une pose qui encaisse les lavages fréquents.

  • Petites séries

    Rien à amortir : dix pièces se traitent sans le surcoût de préparation qui pèse en sérigraphie.

  • Textes et contours nets

    La découpe donne des arêtes franches, plus propres qu'une impression sur les typographies fines et les traits.

Là où elle perd
  • Un visuel multicolore

    Chaque couleur est une couche de film à superposer : ça devient cher, épais et raide. L'impression quadri n'a pas cette limite.

  • Une photo, un dégradé

    Le film est d'une seule teinte par couche — un dégradé ne se découpe pas. C'est l'impression quadri qu'il vous faut.

  • Une grande surface pleine

    Le film couvre la maille : sur un aplat large, le textile respire moins et raidit. Mieux vaut alléger le visuel ou passer en sérigraphie.

  • Une très grande série identique

    L'échenillage et la pose restent manuels, pièce par pièce : au-delà d'un certain volume d'un même visuel, la sérigraphie devient nettement moins chère.

Le devis

Ce qui fait le prix.

Le flocage se paie au temps de main-d'œuvre et à la surface de film, pas à la préparation. Les paramètres ne sont donc pas les mêmes qu'en sérigraphie.

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    La surface du motif

    Le film se consomme à la surface. Un grand dos coûte plus qu'une petite poitrine, à quantité égale.

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    La finesse du dessin

    L'échenillage est manuel. Un lettrage fin, ajouré, avec beaucoup de contre-formes, demande bien plus de temps qu'un bloc plein.

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    Le nombre de couleurs

    Une couche de film par couleur, à découper et presser séparément. C'est ici que le flocage décroche vite face au quadri.

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    La personnalisation pièce par pièce

    Des noms tous différents ne coûtent pas de préparation supplémentaire, mais chaque pièce demande sa découpe et son calage.

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    La quantité et les emplacements

    La pose est manuelle : le temps par pièce ne se dilue pas autant qu'en sérigraphie. Chaque emplacement est un passage de presse en plus.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande le plus.

Les questions qui reviennent avant un premier devis — répondues sans détour.

Quel est le prix d'un flocage ?

Il dépend surtout de deux choses que la sérigraphie ne connaît pas : la surface du motif, parce que le film se consomme au mètre, et la finesse du dessin, parce que l'échenillage se fait à la main. Un numéro de dos plein et un lettrage ajouré de la même taille ne demandent pas le même temps de travail. S'ajoutent le nombre de couleurs, la quantité et les emplacements. Décrivez votre projet et vous avez un chiffrage sous 24h.

Peut-on mettre un nom différent sur chaque pièce ?

Oui, et c'est précisément le point fort du flocage. Comme il n'y a pas d'écran à préparer, un prénom différent sur chaque maillot ne coûte pas plus de préparation qu'un motif identique — seule la découpe et le calage de chaque pièce s'ajoutent. Quinze prénoms sur quinze blouses, des numéros du 1 au 20 : c'est le terrain naturel de la technique.

Le flocage convient-il aux vêtements de travail ?

C'est l'un de ses usages historiques, avec les maillots de sport. Un logo, une fonction ou un prénom sur une blouse, un polo de service ou une veste d'atelier : la pose encaisse les lavages fréquents, et la personnalisation individuelle ne fait pas grimper le devis. Pour une flotte entière avec le même logo et de gros volumes, on regardera aussi la sérigraphie.

Le flocage résiste-t-il au lavage ?

Oui, à condition de respecter les consignes d'entretien : lavage à l'envers, température modérée, pas de sèche-linge agressif sur le motif. Sur des pièces qui subissent des lavages très fréquents et intensifs, la sérigraphie reste la plus endurante parce que l'encre est cuite dans la fibre plutôt que collée en surface.

Flock ou flex : quelle différence ?

C'est la matière du film. Le flock a un aspect velours et se sent au doigt, en relief — c'est le rendu classique des maillots. Le flex est un film polyuréthane fin, mat et lisse, qui reste plus discret et plus souple. Même procédé, même prix d'ordre de grandeur : le choix est esthétique. Dites-nous le rendu que vous voulez, ou demandez-nous de trancher.

Flocage ou sérigraphie : comment choisir ?

Petite série, ou des pièces toutes différentes : flocage. Grande série d'un seul visuel identique : sérigraphie, dont le prix à la pièce s'écrase quand la quantité monte. Visuel à une ou deux couleurs franches : les deux marchent, et on compare pour vous. Visuel multicolore ou photographique : ni l'un ni l'autre, il faut l'impression quadri.

La Compagnie Textile

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